Test d'Assasin’s Creed Shadows : Mon premier AC depuis Black Flag

En 2007, j’ai joué au premier Assassin’s Creed et j’ai pris une claque. Tout était nouveau, le gameplay était innovant, l’histoire était prenante, et une fois les crédits terminés, j’en voulais plus ! C’est malheureusement ce qui est arrivé…

Quatorze jeux en dix-huit ans pour la série principale, soit presque un par an ! Et je ne vous parle pas des douze spin-offs (non, vraiment, évitons d’en parler). Par la suite, j’ai joué aux trois épisodes suivants : Assassin’s Creed II, Brotherhood et Revelations, suivant les aventures de ce bon vieux Ezio Auditore. Ubisoft a su innover à chaque fois… en termes de bugs. Certains m’ont fait hurler de rire, même si Assassin’s Creed Unity semble avoir placé la barre très haut. J’ai passé mon tour sur Assassin’s Creed III avant de plonger dans le rafraîchissant Black Flag, pour finalement ne plus remettre les pieds dans la franchise.

Puis, en 2025, j’ai joué à Assassin’s Creed Shadows et j’ai pris une claque. Cette pause de douze ans m’a permis d’éviter l’impression de jouer pour la septième fois au même jeu et de découvrir les évolutions de la série sous leur forme la plus aboutie, dans un cadre que j’attendais de voir depuis 2007. Pour le joueur comme pour le shinobi caché dans l’ombre, la patience est une vertu.

Assassin’s Creed Unity a les meilleurs glitchs Assassin’s Creed Unity a les meilleurs glitchs

Ghost of Sashimi

(C’est mon article, je fais ce que je veux avec les titres)

On incarne Yasuke, un char d’assaut avec un sabre, et Naoe, l’assassin typique. Le problème ? Yasuke ne peut pas accéder à certaines zones, là où Naoe peut tout faire. Proposer deux styles de jeu radicalement différents était une idée séduisante qui, malheureusement, tombe à plat. Avoir activités ou zones spécifiques pour chacun auraient été logique, mais non. Avec Yasuke, on obtient juste un gameplay différent contre une exploration limitée. Je me suis donc retrouvé à ne l’incarner que lors des séquences obligatoires.

Côté scénario, c’est du Assassin’s Creed classique : anecdotique. Une douzaine de cibles à éliminer, sans développement particulier. Les retournements de situation se devinent à des kilomètres. Comme pour un Hitman, je n’attendais pas autre chose, et j’ai acheté en connaissance de cause. Toutefois je note un effort sur la mise en scène avec des cut-scenes plus longues et des choix artistiques intéressants mais malheureusement timides.

Là où Shadows brille, c’est dans sa représentation du Kansai, au Japon du XVIe siècle. Ubisoft a dépassé mes espérances. Les panoramas sont magnifiques, la région est plus vivante que dans Ghost of Tsushima, les châteaux sont un plaisir à explorer et les saisons apportent une vraie variété. Pour moi qui aime l’exploration, je suis ravi.

De belles promenades en perspectives De belles promenades en perspectives

Gameplay

Fraîchement débarqué de mon bateau des Caraïbes, j’étais impatient. Douze ans d’innovation, sept jeux… Après 30h+ je peux vous le dire : rien n’a changé. À ce stade, on pourrait parler de gameplay rétro.

Vision d’aigle, bombes fumigènes, couteaux de lancé (appelez-ça kunaïs ou shurikens, c’est pareil), lame cachée, parcours, buissons opportuns, et cette sensation d’être aimanté aux rebords. Tout est là, même les défauts. Ah si, on a un grappin. Indispensable, car l’architecture de l’époque ne permettait pas de grimper autrement. Est-ce que c’est décevant ? Oui. Est-ce que ça fonctionne ? Oui. Si c’était le premier jeu de la franchise, ce serait révolutionnaire. Mais si vous avez joué à tous les opus, vous êtes un hamster. Et vous allez adorer tourner encore une fois dans la même roue que depuis vingt ans.

Les animations, cependant, sont particulièrement fluides, ce qui rend le tout très agréable à jouer.

L’aspect RPG de cet open-world est accessible. Je l’ai trouvé simple et efficace.

Une expérience personnelle

J’ai eu un choc en voyant que je ne pouvais plus assassiner instantanément les ennemis haut niveau. Apparemment, c’est un vieux reproche. La bonne nouvelle ? Une option existe : Difficulty Tuning > Guaranteed Assassination.

Mieux encore, on peut personnaliser l’expérience de jeu. La difficulté des combats et de l’infiltration est modulable. En mode expert, les ennemis lèvent la tête et peuvent repérer un joueur perché. J’ai égallement pu configurer un HUD minimale et activer un raccourcis pour le désactiver totalement (mais désactive aussi les sous-titres !). J’ai aussi choisi de ne pas utiliser la vision à travers les murs. Ces options ont rendu mon expérience de jeu bien plus intéressante.

C'est beau C’est beau

La recette du foie gras

Si je déteste une chose dans les jeux vidéo, c’est le remplissage. Je n’ai ni le temps ni l’envie pour les quêtes FedEx ou la chasse aux artefacts. Malheureusement, Shadows en déborde. Alors j’ai voulu faire comme avec Black Flag, ignorer totalement ces aspects du jeu, quitte à devoir livrer des combats plus difficiles car je n’avais farmé pour améliorer mon bateau. Or ici, impossible sous peine de se faire one-shot par le premier paysan armé d’une fourche. Ubisoft vise un public large, notamment ceux qui ne jouent qu’à quatre jeux par an et en veulent pour leur argent. Tant pis pour les autres.

Technique

Sur PC comme sur console, pas de problème majeur à signaler. Nul doute que le report aura été salutaire.

Et sur Steam Deck ? Dès sa sortie, le jeu était en statut “Compatible”. En attendant une mise à jour, un seul réglage graphique existe : l’upscaler. Désactivé on est à 30 FPS. Avec, atour de 35-40 FPS. J’ai connu de rares drops à 25 FPS, une occurrence à 15 FPS. En termes d’autonomie comptez sur 1h-1h30. Graphiquement, ça reste convaincant, mais adieu le ray tracing.

Conclusion 7/10

L’innovation majeure de Shadows ? Ses options de personnalisation. Un luxe qui nécessitait jadis des mods et m’a permis de modeler l’expérience pour correspondre à mes attentes.

En tant qu’opus de la licence Assassin’s Creed, c’est juste une itération de plus. qui ne réussit qu’à améliorer marginalement la formule. Si vous êtes un habitué, éteignez votre cerveau et jouez en automatique. Rien de change vraiment et il n’a finalement que son univers magnifique à vous offrir. Si vous aimez l’exploration, cela peut suffire.
Mais si, comme moi, vous avez esquivé les épisodes “fast-food” ou mieux, découvrez la licence, vous trouverez un excellent jeu. En jeu vidéo comme à table, mieux vaut éviter de se gaver avant le dessert. Et vu la situation d’Ubisoft, Shadows pourrait bien être le dernier “bon” jeu avant longtemps.

Et vous, Assassin’s Creed Shadows vous donne-t-il envie de replonger dans la licence ou allez vous passer votre tour ? Partagez votre avis en commentaire !

Écrit par

hellfryer

Je suis un nain addict aux chiantos.